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Seuil de rentabilité VTC : un exercice corrigé pas à pas

Combien de courses faut-il faire avant de gagner de l'argent ? C'est la question du seuil de rentabilité. Elle revient en gestion à l'examen VTC, et elle est utile dans la vraie vie du métier.

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Où l'on rencontre cette notion à l'examen

Le seuil de rentabilité fait partie du programme de l'épreuve B (Gestion), au chapitre coût de revient, rentabilité et prix. On le retrouve aussi dans l'épreuve F, qui applique la gestion au métier de VTC. L'épreuve B dure 45 minutes, compte 16 QCM et 2 QRC, avec un coefficient de 2 et un seuil éliminatoire de 6/20.

Les mots à connaître

  • Charges fixes : elles ne changent pas avec le nombre de courses. Exemples : assurance du véhicule, crédit ou location du véhicule, expert-comptable, abonnement téléphonique.
  • Charges variables : elles augmentent avec l'activité. Exemples : carburant ou recharge, entretien lié aux kilomètres, commission d'une plateforme.
  • Marge sur coût variable : chiffre d'affaires moins charges variables. C'est ce qui reste pour payer les charges fixes.
  • Taux de marge sur coût variable : marge sur coût variable divisée par le chiffre d'affaires.
  • Seuil de rentabilité : le chiffre d'affaires à partir duquel l'entreprise ne perd plus d'argent. À ce niveau, le résultat est égal à zéro.
  • Point mort : la date à laquelle ce seuil est atteint dans l'année.

Les formules

  • Seuil de rentabilité (en euros) = charges fixes ÷ taux de marge sur coût variable.
  • Seuil de rentabilité (en nombre de courses) = charges fixes ÷ marge sur coût variable d'une course.
  • Point mort (en mois) = seuil de rentabilité ÷ chiffre d'affaires annuel × 12.

L'exercice corrigé

Toutes les données de cet exercice sont fictives. Elles ont été choisies pour donner des calculs simples. Elles ne représentent ni les prix du marché ni les charges réelles d'un conducteur.

L'énoncé

Karim (personnage fictif) lance son activité de VTC. Il prévoit, pour une année :

  • des charges fixes de 18 000 € ;
  • un prix moyen de 30 € HT par course ;
  • des charges variables de 9 € par course ;
  • un chiffre d'affaires annuel prévu de 45 000 € HT.

Questions : 1) Quelle est la marge sur coût variable par course ? 2) Combien de courses doit-il faire pour atteindre son seuil de rentabilité ? 3) Quel est ce seuil en euros ? 4) À quel moment de l'année l'atteint-il, si l'activité est régulière ?

Le corrigé

  1. Marge par course : 30 − 9 = 21 €. Chaque course laisse 21 € pour payer les charges fixes.
  2. Nombre de courses : 18 000 ÷ 21 = 857,14. On arrondit au-dessus : il faut 858 courses. Avec 857 courses, Karim serait encore un peu en perte.
  3. Seuil en euros : le taux de marge est 21 ÷ 30 = 0,70, soit 70 %. Seuil = 18 000 ÷ 0,70 = 25 714,29 € HT environ.
  4. Point mort : 25 714,29 ÷ 45 000 × 12 = 6,86 mois environ. Si l'activité démarre le 1er janvier et reste régulière, le seuil est atteint pendant le septième mois, vers la fin juillet.

Vérification

Contrôlez toujours votre résultat. Avec 858 courses : marge totale = 858 × 21 = 18 018 €. Elle couvre bien les 18 000 € de charges fixes. Le résultat est légèrement positif : le calcul est cohérent.

Ce que l'exercice apprend sur le métier

Changez une seule donnée et observez. Si la commission de la plateforme augmente et que les charges variables passent à 12 € par course (toujours en chiffres fictifs), la marge tombe à 18 €. Il faut alors 18 000 ÷ 18 = 1 000 courses pour atteindre le seuil. Une petite hausse des charges variables demande donc beaucoup plus de travail.

C'est pourquoi un conducteur doit connaître son coût de revient avant de fixer ses prix ou d'accepter les conditions d'une plateforme. Le résultat calculé ici est un résultat simplifié : il ne tient pas compte de l'impôt ni de toutes les cotisations sociales.

Les erreurs fréquentes

Classer une charge dans la mauvaise colonne

L'assurance est fixe : elle est due même sans course. Le carburant est variable. En cas de doute, demandez-vous : « Si je ne roule pas ce mois-ci, est-ce que je paie quand même ? »

Diviser par le prix au lieu de la marge

18 000 ÷ 30 donne 600 courses. C'est faux, car chaque course ne rapporte pas 30 € net : il faut d'abord retirer les charges variables.

Arrondir au-dessous

Un nombre de courses s'arrondit toujours à l'entier supérieur. Sinon, le seuil n'est pas atteint.

Mélanger HT et TTC

Les calculs de rentabilité se font en HT pour une entreprise soumise à la TVA. Revoyez si besoin notre page sur la TVA à l'examen.

Comment rédiger la réponse dans une QRC

Écrivez la formule, puis le calcul avec les chiffres de l'énoncé, puis le résultat avec son unité (euros, courses ou mois). Ajoutez une courte phrase de conclusion : « Karim doit réaliser au moins 858 courses pour couvrir ses charges. » Cette structure montre que vous avez compris, même si une erreur de calcul se glisse. D'autres exemples de réponses sont présentés dans nos QRC corrigées.

Pour mesurer votre niveau en gestion à côté des autres épreuves, faites le diagnostic gratuit.

Coefficients et seuils repris de l'arrêté du 6 avril 2017 modifié. Leur vérification sur le texte officiel est en cours : seule votre CMA fait foi.

Questions fréquentes

Quelle est la formule du seuil de rentabilité ?

Seuil de rentabilité = charges fixes ÷ taux de marge sur coût variable. En nombre de courses, on divise les charges fixes par la marge sur coût variable d'une course.

Quelle est la différence entre seuil de rentabilité et point mort ?

Le seuil de rentabilité est un montant de chiffre d'affaires. Le point mort est la date de l'année à laquelle ce montant est atteint.

Faut-il arrondir le nombre de courses ?

Oui, toujours à l'entier supérieur. Avec un nombre arrondi au-dessous, les charges fixes ne sont pas entièrement couvertes.

Où en êtes-vous, épreuve par épreuve ? Réponse en 20 questions.

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