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Alcool, stupéfiants, médicaments, fatigue : ce que l'examen attend

Un conducteur professionnel transporte la vie de ses passagers. L'épreuve de sécurité routière insiste donc sur tout ce qui diminue la vigilance : alcool, drogues, médicaments et fatigue.

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Le format de l'épreuve C

  • Intitulé : Sécurité routière.
  • Durée : 30 minutes.
  • Questions : 20 QCM.
  • Coefficient : 3.
  • Note éliminatoire : une note sous 6/20.

C'est une épreuve à fort coefficient. Le thème « alcool, stupéfiants, médicaments, fatigue » y revient régulièrement. Le reste du programme est présenté sur notre page épreuve C.

L'alcool : comprendre plutôt que réciter

Ce que fait l'alcool

L'alcool agit sur le cerveau. Il allonge le temps de réaction, réduit le champ de vision, perturbe l'appréciation des distances et donne une fausse impression de sécurité. Le risque d'accident augmente avec le taux d'alcool dans le sang.

Comment le taux est mesuré

L'alcoolémie se mesure de deux façons : dans le sang (en grammes par litre) ou dans l'air expiré (en milligrammes par litre). Les deux chiffres ne se lisent pas de la même façon : la valeur dans l'air expiré est deux fois plus petite que la valeur équivalente dans le sang. C'est un piège classique des QCM.

Quel seuil pour un conducteur VTC ?

Le Code de la route fixe un seuil général et un seuil plus bas pour certaines catégories de conducteurs. Le seuil exact applicable au conducteur VTC est à vérifier sur la source officielle (Code de la route, site de la Sécurité routière) avant de l'apprendre. Les supports de révision ne sont pas toujours d'accord sur ce point.

Pour un professionnel, la seule règle sûre est simple : zéro alcool avant et pendant le service.

Les idées fausses

  • « Un café ou une douche fait baisser le taux. » Faux. Seul le temps fait baisser l'alcoolémie, et l'élimination est lente.
  • « Manger évite d'être positif. » Faux. Manger peut ralentir le passage de l'alcool dans le sang, mais ne le supprime pas.
  • « Les verres servis au bar sont tous différents. » En réalité, les verres servis dans un débit de boissons contiennent à peu près la même quantité d'alcool pur : c'est la notion de verre standard.
  • « Après une nuit de sommeil, tout est éliminé. » Pas forcément. Après une forte consommation, le taux peut rester trop élevé le lendemain matin.

Les stupéfiants

Pour les stupéfiants, il n'y a pas de seuil de tolérance : la seule présence d'un produit stupéfiant détectée chez le conducteur constitue une infraction. Le cannabis, par exemple, peut être détecté longtemps après la consommation.

Le mélange alcool et stupéfiants multiplie les risques. Il est aussi sanctionné plus sévèrement. Les sanctions exactes (amende, retrait de points, suspension ou annulation du permis) sont à vérifier sur la source officielle.

Pour un conducteur VTC, une infraction de ce type peut aussi avoir des conséquences sur la carte professionnelle.

Les médicaments

Certains médicaments diminuent la vigilance. Leur boîte porte alors un pictogramme en forme de triangle, avec trois niveaux :

  • Niveau 1 (jaune) : soyez prudent, lisez la notice.
  • Niveau 2 (orange) : soyez très prudent, demandez l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien.
  • Niveau 3 (rouge) : ne conduisez pas.

Un conducteur professionnel doit signaler son métier au médecin et au pharmacien. Ne jamais prendre un médicament inconnu juste avant de prendre le volant.

La fatigue et la somnolence

La fatigue est un risque majeur pour les conducteurs qui travaillent tard ou longtemps. Elle produit des effets proches de ceux de l'alcool : réflexes plus lents, attention qui baisse, micro-sommeils de quelques secondes.

Les signes d'alerte

  • Bâillements répétés, yeux qui piquent, paupières lourdes.
  • Difficulté à garder la trajectoire.
  • Ne plus se souvenir des derniers kilomètres.
  • Raideurs dans la nuque ou le dos.

Les bons réflexes

  • S'arrêter dès les premiers signes, dans un endroit sûr.
  • Faire une courte sieste si possible.
  • Organiser ses journées avec des pauses régulières.
  • Ne pas compter sur la musique, la fenêtre ouverte ou le café : ils ne remplacent pas le repos.

Les pièges des QCM sur ce thème

  • Confondre les unités : grammes par litre de sang et milligrammes par litre d'air.
  • Croire aux remèdes rapides : seul le temps fait baisser l'alcoolémie.
  • Oublier le lendemain : une soirée peut encore compter le matin.
  • Mal lire la négation : « Parmi ces affirmations, laquelle est fausse ? ». Revoyez notre page sur les pièges de lecture.

Réviser efficacement l'épreuve C

L'épreuve C ne compte que des QCM, en 30 minutes : la vitesse de lecture compte. Entraînez-vous par séries courtes, et notez chaque piège dans lequel vous êtes tombé. Vérifiez toujours les chiffres (seuils, points, montants) sur une source officielle : notre page sources indique où les trouver.

Pour connaître votre niveau en sécurité routière, faites le diagnostic gratuit.

Coefficients et seuils repris de l'arrêté du 6 avril 2017 modifié. Leur vérification sur le texte officiel est en cours : seule votre CMA fait foi.

Questions fréquentes

Quel est le taux d'alcool autorisé pour un conducteur VTC ?

Le Code de la route prévoit un seuil général et un seuil abaissé pour certaines catégories. Vérifiez sur la source officielle celui qui s'applique au conducteur VTC. En pratique, la règle professionnelle est zéro alcool en service.

Peut-on faire baisser son taux d'alcool plus vite ?

Non. Le café, l'eau, la douche ou le sport ne changent rien. Seul le temps permet au corps d'éliminer l'alcool.

Que signifie un pictogramme rouge sur une boîte de médicament ?

C'est le niveau 3 : il ne faut pas conduire. Le médecin ou le pharmacien indique quand la conduite redevient possible.

Où en êtes-vous, épreuve par épreuve ? Réponse en 20 questions.

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