Comment devenir chauffeur VTC : les étapes dans l'ordre
Pour devenir chauffeur VTC, il faut réussir l'examen de conducteur de VTC organisé par les chambres de métiers et de l'artisanat (CMA), remplir les conditions de la carte professionnelle (permis B depuis une durée minimale, aptitude médicale, honorabilité) puis demander la carte au préfet. Pour travailler à son compte, il faut en plus créer son entreprise et l'inscrire au registre des exploitants de VTC.
Ces règles sont fixées par le Code des transports (articles L3120-1 et suivants, L3122-1 et suivants, et sa partie réglementaire) et, pour l'examen, par l'arrêté du 6 avril 2017 modifié. La fiche officielle « Devenir chauffeur de VTC » de service-public.fr détaille les pièces et les démarches à jour.
Étape 1 : vérifier les conditions personnelles
Le permis B, détenu depuis une durée minimale fixée par les textes (hors période probatoire).
L'honorabilité : certaines condamnations inscrites au bulletin n° 2 du casier judiciaire empêchent d'obtenir la carte.
L'aptitude médicale, constatée par un médecin agréé par la préfecture.
Une attestation de formation aux premiers secours (PSC1), demandée pour la carte.
Inutile de commencer les démarches si une de ces conditions n'est pas remplie. Le détail est sur notre page carte professionnelle VTC.
Étape 2 : préparer l'examen
La partie théorique compte 7 épreuves, de A à G, soit 107 questions et 3 h 50 d'épreuves. Il faut une moyenne pondérée d'au moins 10/20 et aucune note sous le seuil éliminatoire. Voir notre guide de préparation à l'examen VTC.
Étape 3 : s'inscrire à l'examen
L'inscription se fait en ligne sur ExamenT3P, la plateforme officielle des examens taxi, VTC et VMDTR gérée par les CMA. Les frais et les dates limites sont indiqués pour chaque session. Voir l'inscription à l'examen VTC et les dates de l'examen.
Étape 4 : réussir l'admissibilité, puis l'admission
Après les épreuves théoriques, les candidats admissibles passent l'épreuve pratique : une course en situation réelle, évaluée sur la conduite et la relation client. Voir le déroulement de l'examen pratique.
Étape 5 : demander la carte professionnelle
La carte est délivrée par le préfet du département (à Paris, le préfet de police), et non par la CMA. Elle est personnelle et doit être présentée lors des contrôles. Les pièces à fournir sont listées sur la fiche de service-public.fr.
Étape 6 : choisir son cadre de travail
Salarié d'une entreprise de VTC déjà inscrite au registre.
À son compte : créer une entreprise (par exemple une entreprise individuelle ou une société), puis l'inscrire au registre des exploitants de VTC.
Le statut juridique, les cotisations et la fiscalité dépendent de votre situation : renseignez-vous sur entreprendre.service-public.gouv.fr ou auprès d'un professionnel. Les bases sont au programme de l'épreuve B, gestion.
Étape 7 : le registre, le véhicule et l'assurance
Pour être inscrit au registre des exploitants de VTC, l'exploitant justifie notamment de véhicules conformes aux conditions techniques, de conducteurs titulaires de la carte et d'une assurance adaptée. Les conditions techniques du véhicule ont été modifiées plusieurs fois : vérifiez la version en vigueur avant d'acheter ou de louer.
Étape 8 : trouver ses clients
Le VTC travaille uniquement sur réservation préalable : via des plateformes de réservation, une clientèle directe (entreprises, hôtels, particuliers) ou les deux. La maraude est interdite.
Après : renouvellement et formation continue
La carte professionnelle a une durée de validité limitée. Pour la renouveler, il faut suivre une formation continue dans un centre agréé et justifier d'une aptitude médicale à jour. On ne repasse pas l'examen.
Combien de temps et combien ça coûte ?
Il n'existe pas de durée ni de coût unique. Les frais d'inscription à l'examen sont fixés par la CMA ; s'y ajoutent selon les cas la formation, la visite médicale, le PSC1, la création d'entreprise et le véhicule. Méfiez-vous des offres qui promettent une carte « rapide » : personne ne peut la vendre ni la garantir.
Commencer par l'examen
L'examen est souvent l'étape la plus longue à préparer. VTCPass est un outil d'entraînement en ligne pour la partie théorique : questions originales corrigées et sourcées, explication en arabe si besoin, examens blancs au format de l'examen, paiement unique sans abonnement. Le diagnostic gratuit donne votre niveau sur les 7 épreuves. Sources officielles : nos sources. Page mise à jour en octobre 2026.
Coefficients et seuils repris de l'arrêté du 6 avril 2017 modifié. Leur vérification sur le texte officiel est en cours : seule votre CMA fait foi.
5 questions pour vous tester
Quels modes de transport font partie du transport public particulier de personnes (T3P) ? Plusieurs réponses sont possibles.
Bonne réponse
Ce n'est pas la bonne réponse
À retenir
Le T3P comprend trois activités : les taxis, les VTC et les véhicules motorisés à deux ou trois roues.
Le Code des transports regroupe trois activités sous le nom de transport public particulier de personnes : les taxis, les VTC et les véhicules motorisés à deux ou trois roues, souvent appelés moto-taxis. Ces transports sont exécutés à titre onéreux, pour un client ou un petit groupe, avec un véhicule de petite taille. Les réponses A, B et D sont donc justes. Le transport scolaire en autocar (réponse C) est un transport public collectif : il obéit à d'autres règles et ne fait pas partie du T3P.
Source : Code des transports, art. L3120-1 — vérifiée le 13/10/2026
Dans quel cas un conducteur VTC peut-il prendre en charge un client ?
Bonne réponse
Ce n'est pas la bonne réponse
À retenir
Un VTC ne prend en charge un client que s'il a une réservation préalable.
Le VTC travaille seulement sur réservation préalable. Le client doit réserver avant la prise en charge, par exemple par téléphone, par une application ou auprès de l'entreprise. La réponse B est donc juste. La réponse A décrit la maraude : chercher ou accepter des clients sur la voie publique est réservé aux taxis dans leur zone. La réponse C est fausse car les stations de taxis sont réservées aux taxis. La réponse D est fausse : un client qui demande sur place, à la sortie d'une gare, n'a pas fait de réservation préalable.
Source : Code des transports, art. L3120-2 et L3122-1 — vérifiée le 13/10/2026
Qui a le droit de chercher des clients sur la voie publique sans réservation (maraude) ?
Bonne réponse
Ce n'est pas la bonne réponse
À retenir
Seul le taxi peut marauder, et uniquement dans la zone de son autorisation de stationnement.
La maraude consiste à circuler, s'arrêter ou stationner sur la voie publique pour trouver des clients sans réservation. Elle est réservée aux taxis, et seulement dans le ressort de leur autorisation de stationnement, c'est-à-dire leur zone de rattachement. La réponse C est donc juste. La réponse A est fausse : avoir une carte professionnelle ne donne pas le droit de marauder. La réponse B invente une exception de nuit qui n'existe pas. La réponse D est fausse : le moto-taxi, comme le VTC, doit avoir une réservation préalable.
Source : Code des transports, art. L3120-2 — vérifiée le 13/10/2026
Quel organisme organise l'examen d'accès aux professions de conducteur de taxi et de VTC ?
Bonne réponse
Ce n'est pas la bonne réponse
À retenir
L'examen T3P est organisé par les chambres de métiers et de l'artisanat.
Depuis 2017, l'examen d'accès aux professions de conducteur de taxi et de conducteur de VTC est organisé par les chambres de métiers et de l'artisanat (CMA), selon l'arrêté du 6 avril 2017 modifié. La réponse B est donc juste. La réponse A est fausse : la préfecture intervient après l'examen, pour délivrer la carte professionnelle. La réponse C est fausse : le centre de formation aide le candidat à se préparer, mais il n'organise pas les épreuves. La réponse D est fausse : les plateformes n'interviennent pas dans l'accès à la profession.
Source : Arrêté du 6 avril 2017 modifié, arrêté relatif aux programmes et à l'évaluation des examens d'accès aux professions de conducteur de taxi et de VTC
Comment aider une personne aveugle à rejoindre votre véhicule ?
Bonne réponse
Ce n'est pas la bonne réponse
À retenir
Pour guider une personne aveugle, on propose son bras et on annonce les obstacles.
Pour guider une personne aveugle, on se présente d'abord et on lui demande si elle souhaite de l'aide. Si elle accepte, on lui propose son bras : elle le tient au-dessus du coude et marche un demi-pas derrière. Elle sent ainsi les mouvements et les arrêts. On annonce les obstacles, les marches et la portière. Pour l'installer, on peut poser sa main sur le toit ou sur la portière. Pousser la personne la déstabilise. Le harnais du chien guide appartient au maître : on ne le prend pas. Crier des directions à distance n'est pas un guidage sûr.
Source : Bonnes pratiques d'accueil des personnes handicapées, sans objet
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour devenir chauffeur VTC ?
Être titulaire du permis B depuis une durée minimale, remplir la condition d'honorabilité, être reconnu apte médicalement, avoir l'attestation PSC1 et réussir l'examen de conducteur de VTC.
Qui délivre la carte professionnelle VTC ?
Le préfet du département, et à Paris le préfet de police. La CMA organise l'examen mais ne délivre pas la carte.
Faut-il créer une entreprise pour être chauffeur VTC ?
Pas forcément : on peut être salarié d'une entreprise de VTC. Pour travailler à son compte, il faut créer son entreprise et l'inscrire au registre des exploitants de VTC.
Un chauffeur VTC peut-il prendre des clients dans la rue ?
Non. Le VTC travaille uniquement sur réservation préalable ; la maraude est réservée aux taxis.
La carte professionnelle VTC est-elle définitive ?
Non. Elle a une durée de validité limitée et se renouvelle avec une formation continue et une aptitude médicale à jour, sans repasser l'examen.
Où en êtes-vous, épreuve par épreuve ? Réponse en 20 questions.