Aller au contenu

Prévention des discriminations : le thème à ne pas négliger

La prévention des discriminations fait partie de l'épreuve de réglementation T3P. Les questions sont souvent des cas pratiques. Voici les notions à connaître et la façon de raisonner.

Faire le diagnostic gratuit

Où se situe ce thème dans l'examen

La prévention des discriminations est rattachée à l'épreuve A, Réglementation du transport public particulier de personnes (T3P) et prévention des discriminations et des violences sexuelles et sexistes : 45 minutes, 10 QCM et 5 QRC, coefficient 3, seuil éliminatoire 6/20. Elle a été intégrée au programme lors d'une évolution récente des textes de l'examen. Vérifiez la version en vigueur sur notre page sources.

Ce thème rapporte des points accessibles : les règles sont claires et les questions font appel au bon sens professionnel, à condition de connaître le vocabulaire.

Qu'est-ce qu'une discrimination ?

Une discrimination est une différence de traitement entre des personnes, fondée sur un critère interdit par la loi, dans un domaine prévu par la loi, comme l'accès à un service. Le transport d'un client est un service.

Deux éléments doivent donc être réunis : un traitement moins favorable, et un motif interdit. Refuser une course parce que le client est violent n'est pas une discrimination. La refuser à cause de son origine en est une.

Les critères interdits

Le Code pénal (articles 225-1 et suivants) dresse une liste de critères. Elle est longue et elle a été complétée plusieurs fois. En voici une partie :

  • l'origine, l'appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation, une prétendue race ;
  • la religion ;
  • le sexe, l'orientation sexuelle, l'identité de genre ;
  • l'âge ;
  • le handicap, l'état de santé, la perte d'autonomie ;
  • l'apparence physique, le nom de famille, le lieu de résidence ;
  • la grossesse, la situation de famille ;
  • la particulière vulnérabilité résultant de la situation économique ;
  • les opinions politiques, les activités syndicales.

Pour l'examen, retenez l'idée générale : on ne choisit pas ses clients selon qui ils sont. La liste exacte est à relire sur Légifrance.

Les formes de discrimination à reconnaître

  • Le refus de service : refuser ou annuler une course pour un motif interdit.
  • Le service dégradé : accepter la course mais traiter le client moins bien (attente volontaire, propos blessants, détour).
  • La condition imposée : exiger d'un client quelque chose qu'on n'exige pas des autres, à cause d'un critère interdit.
  • La discrimination indirecte : une règle qui paraît neutre mais qui désavantage surtout un groupe, sans justification.

Le cas des personnes handicapées

L'accueil des personnes handicapées est un point fréquent. Quelques réflexes :

  • Proposer son aide, sans l'imposer, et demander à la personne comment l'aider.
  • Accepter le chien guide ou d'assistance qui accompagne une personne handicapée. Le refuser est interdit.
  • Charger le fauteuil roulant ou le matériel, dans la mesure des capacités du véhicule.
  • Parler directement à la personne, et non à son accompagnateur.

Si le véhicule ne permet vraiment pas de transporter un fauteuil, il faut l'expliquer avec respect et orienter le client. Ce n'est pas la même chose qu'un refus lié au handicap lui-même.

Cas pratiques d'entraînement

Les situations ci-dessous sont des exemples inventés pour l'entraînement.

Cas 1

Un conducteur voit la photo et le prénom du client sur l'application et annule la course. Analyse : si l'annulation est liée à l'origine supposée du client, c'est un refus de service discriminatoire.

Cas 2

Un client accompagné d'un chien guide se présente. Le conducteur refuse en disant qu'il ne prend pas d'animaux. Analyse : le chien guide accompagne une personne handicapée ; le refus est interdit.

Cas 3

Un client, très agressif, menace le conducteur avant de monter. Le conducteur refuse de le prendre. Analyse : le refus est lié au comportement dangereux, pas à un critère interdit. Ce n'est pas une discrimination. Le conducteur peut garder une trace de l'incident.

Cas 4

Un conducteur fait des remarques sur la religion d'une passagère pendant tout le trajet. Analyse : même si la course a lieu, le comportement est inacceptable et peut constituer un traitement discriminatoire ou une injure.

Comment répondre à une QRC sur ce thème

  1. Nommer la situation : discrimination, ou refus légitime.
  2. Justifier : citer le critère interdit en cause, ou le motif légitime.
  3. Indiquer la bonne conduite : accepter la course, aider, rester courtois, signaler un incident.

Pour les sanctions, retenez qu'une discrimination est un délit pénal et qu'elle peut aussi avoir des conséquences sur l'activité professionnelle. Les montants et durées exacts sont à vérifier sur la source officielle avant de les apprendre.

Ce que la profession y gagne

Au-delà de l'examen, un service égal pour tous protège le conducteur : moins de litiges, de meilleures relations avec les plateformes et les clients, une image professionnelle solide.

Pour revoir l'ensemble de l'épreuve A, lisez notre méthode pour réviser la réglementation T3P. Pour savoir où vous en êtes, faites le diagnostic gratuit.

Coefficients et seuils repris de l'arrêté du 6 avril 2017 modifié. Leur vérification sur le texte officiel est en cours : seule votre CMA fait foi.

Questions fréquentes

Un conducteur VTC peut-il refuser une course ?

Il peut refuser pour un motif légitime, par exemple un comportement dangereux. Il ne peut pas refuser pour un critère interdit, comme l'origine, la religion ou le handicap.

Peut-on refuser un chien guide dans un VTC ?

Non. Le chien guide ou d'assistance qui accompagne une personne handicapée doit être accepté. Un refus est interdit.

Une remarque blessante pendant la course est-elle une discrimination ?

Elle peut l'être si elle traduit un traitement moins favorable lié à un critère interdit. Dans tous les cas, c'est un comportement contraire aux obligations du conducteur.

Où en êtes-vous, épreuve par épreuve ? Réponse en 20 questions.

Faire le diagnostic gratuit