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Examen VTC : les pièges de l'épreuve de français

En français, on perd rarement des points parce qu'on ne sait pas. On en perd surtout parce qu'on lit trop vite. Voici les pièges les plus courants et une méthode simple pour les éviter.

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Rappel du format de l'épreuve D

  • Intitulé : Capacité d'expression et de compréhension en langue française.
  • Durée : 30 minutes.
  • Questions : 7 QCM et 3 QRC.
  • Coefficient : 2.
  • Note éliminatoire : une note sous 6/20.

L'épreuve part en général d'un texte lié au transport ou au métier. Les questions vérifient que vous l'avez bien compris et que vous savez répondre par écrit. Le programme complet est sur notre page épreuve D.

Les pièges ci-dessous ne concernent pas que l'épreuve D. Ils reviennent dans tous les QCM de l'examen : réglementation, sécurité routière, gestion.

Piège 1 : la négation cachée

Une question peut demander ce qui est vrai ou ce qui est faux. Les mots « ne… pas », « ne… jamais », « ne… plus » ou « aucun » changent complètement le sens.

Exemple d'entraînement : « Parmi ces affirmations, laquelle n'est pas une obligation du conducteur ? » Si vous cherchez une obligation, vous tombez dans le piège.

Réflexe : entourez mentalement chaque mot négatif avant de lire les réponses.

Piège 2 : « ne… que » n'est pas une négation

« Le conducteur ne peut prendre que des clients ayant réservé » veut dire : il peut prendre seulement des clients ayant réservé. Ce n'est pas une interdiction, c'est une restriction. Beaucoup de candidats lisent « ne peut pas » et se trompent.

Piège 3 : la double négation

« Il n'est pas interdit de… » veut dire « il est permis de… ». « Il n'est pas rare que… » veut dire « il arrive souvent que… ». Deux négations s'annulent. Quand une phrase vous paraît compliquée, reformulez-la avec vos mots en positif.

Piège 4 : les petits mots qui limitent

  • Sauf, excepté, hormis : ils annoncent une exception.
  • Au moins : le minimum (« au moins deux » = deux ou plus).
  • Au plus, au maximum : le maximum (« au plus deux » = zéro, un ou deux).
  • Toujours, jamais, tous : des mots absolus. Une seule exception suffit à rendre la phrase fausse.
  • Peut et doit : une possibilité n'est pas une obligation.

Piège 5 : la consigne mal lue

Dans une question à réponse courte (QRC), la consigne dit exactement ce qu'on attend.

  • Citez : donnez des éléments, sans les expliquer.
  • Expliquez ou justifiez : donnez une raison, avec « car » ou « parce que ».
  • Relevez dans le texte : recopiez les mots du texte, pas une idée personnelle.
  • Reformulez : dites la même chose avec d'autres mots.

Si la consigne demande deux éléments, donnez-en deux, clairement séparés. En donner cinq ne rapporte pas plus de points et fait perdre du temps.

Piège 6 : répondre avec ses idées au lieu du texte

Une question de compréhension porte sur ce que dit le texte, pas sur ce que vous pensez. Même si vous connaissez bien le métier, cherchez la réponse dans le document. Une bonne méthode : notez dans quelle ligne ou quel paragraphe se trouve l'information.

Piège 7 : les mots proches

Certains mots du vocabulaire professionnel se ressemblent :

  • Infraction (une faute punie par la loi) et effraction (forcer une porte ou une serrure).
  • Prescrire (ordonner) et proscrire (interdire).
  • Éminent (remarquable) et imminent (qui va arriver très bientôt).
  • Conjoncture (la situation du moment) et conjecture (une supposition).

Piège 8 : les fautes qui reviennent

Dans les réponses écrites, quelques fautes reviennent très souvent. Elles sont faciles à corriger si on se relit.

  • a / à : remplacez par « avait ». Si ça marche, écrivez « a ».
  • et / est : remplacez par « était ». Si ça marche, écrivez « est ».
  • -é / -er : remplacez par « vendre » ou « vendu ». « Il doit vendre » donne « il doit accepter » ; « il a vendu » donne « il a accepté ».
  • ces / ses : « ses » marque l'appartenance (ses clients = les clients à lui).

Écrivez des phrases courtes : sujet, verbe, complément. Une phrase courte contient moins de fautes et se comprend mieux.

Une méthode en quatre temps

  1. Lire la question avant le texte, pour savoir ce que l'on cherche.
  2. Repérer les mots pièges : négations, « sauf », « au moins », « toujours ».
  3. Répondre en suivant exactement le verbe de la consigne.
  4. Se relire en gardant deux ou trois minutes à la fin des 30 minutes.

Pour voir à quoi ressemble une bonne réponse courte, consultez nos QRC corrigées. Pour savoir si le français est un point fragile, faites le diagnostic gratuit.

Coefficients et seuils repris de l'arrêté du 6 avril 2017 modifié. Leur vérification sur le texte officiel est en cours : seule votre CMA fait foi.

Questions fréquentes

Les pièges de lecture existent-ils dans les autres épreuves ?

Oui. Les négations, les exceptions et les mots absolus apparaissent dans tous les QCM. Une bonne lecture rapporte des points dans les sept épreuves.

« Ne… que » veut-il dire « ne… pas » ?

Non. « Ne… que » signifie « seulement ». « Il ne travaille que sur réservation » veut dire qu'il travaille uniquement sur réservation.

Faut-il écrire de longues réponses aux QRC ?

Non. Une réponse courte, claire et qui suit exactement la consigne vaut mieux qu'un long paragraphe. Écrivez des phrases simples et relisez-vous.

Où en êtes-vous, épreuve par épreuve ? Réponse en 20 questions.

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